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        LA CHAPELLE SAINT-MICHEL-DU-BOIS









































 LA STATUE DE SAINT-MICHEL

      Le 5 Février 1888, la paroisse de Notre-Dame de Roche-Blanche était en fête. En effet, une 
 cérémonie solennelle s'est déroulée dans l'église restaurée  (à partir de 1880) de la paroisse de
 Roche-Blanche, commune de Saint-Herblon : la Bénédiction d'une statue de Saint Michel.
      Cette célébration  importante  en son temps  dans une église comble,  nous est relatée par
 l'abbé Magloire Dugast, curé de la paroisee de 1887 à 1893. A cette époque, les prêtres avaient
 coutume de  consigner  dans un registre conservé dans la maison curiale,  tous les évènements
 heureux ou malheureux survenus dans la circonscription ecclésiastique dont ils avaient la char-
 ge. Certains pasteurs étaient plus diserts que d'autres. Pierre JOSSE, curé de  1917 à 1944,  n'a
 pratiquement pas laissé de trace écrite tant il était accaparé par ses "patients".
      Dans cet extrait d'un registre  de la paroisse de  Roche-Blanche,  l'abbé DUGAST fait d'abord
 remarquer qu'il manquait  deux statues  dans la chapelle de Saint Joseph de l'église  et qu'il de- 
 manda à ses paroissiens un  Saint Michel.  La donatrice, "une femme qui se plaît à faire le lien
 avec la fortune que Dieu lui donne
", fut Amélie LEGENDRE,  du bourg.     La bénédiction,   "en
 grande pompe", autorisée par l'Evêque,  eut lieu le soir aux vêpres du dimanche 5 Février 1888,
 deuxième dimanche avant le Carême.
      Mais pourquoi une statue de Saint Michel ?   Le curé laissa alors le soin à un prédicateur,  le
 père CERISIER,  missionnaire à l'Immaculée,  de "s'acquitter de  cette  fonction",  juste avant la
 bénédiction.
      Du haut de la chaire,  dans un prêche moralisateur empreint à la fois d'éloquence et de sim-
 plicité émouvante, le bon père donna "aux paroissiens les motifs qu'ils avaient d'honorer Saint
 Michel
" et particulièrement :  "C'est que c'était dans l'humble chapelle de Saint-Michel-du-Bois
 qu'avait  commencé  la  paroisse,  c'est là en effet que fut son berceau  puisque pendant trois
 ans, cette modeste chapelle servit d'église paroissiale
" ..
      La paroisse de Roche-Blanche fut créée le 20 Octobre 1842 par l'évêque de Nantes,  Monsei-
 gneur de HERCE.    Son premier curé fut Jean FRANCHETEAU (vicaire à Saint-Herblon)  jusqu'en
 1856.   Il lança au village de  Roche-Blanche  les travaux de construction de l'église qui fût livrée
 au culte le 1er Septembre 1846.   Ce fut le glas de la chapelle délaissée qui ne servira de lieu de
 culte qu'en de très rares occasions.
      Déjà en 1888,  le  prédicateur  lançait un cri d'alarme à ses pieux habitants,  pour qu'ils "s'ac-
 quittent d'une dette de reconnaissance en contribuant  à  restaurer  la  pauvre chapelle;  leur
 pasteur serait heureux  de  voir  cette  chapelle  en ruine,  reprendre un aspect plus digne du
 grand Saint Michel, patron de l'église et de la France
".
      Hélas, pour le bon curé, il faudra attendre encore 60 ans.  Ce n'est qu'à partir de 1948 que le
 sanctuaire fut enfin restauré sous la surveillance de l'abbé Rogatien TEIGNE, curé de la paroisse
 depuis  1944.  Entre les deux guerres,  la  Chapelle Saint-Michel-du-Bois  hérita de la statue.  En
 1943,  la statue en fonte polychrome de l'Archange terrassant avec sa lance le démon est dépla-
 cée à l'école privée de garçons.
      Saint Michel retrouvera sa chapelle en 1980  qu'il  "quittera"  subrepticement dans la nuit du
 28 au 29 Septembre 1997, à l'aube de sa fête. L'abbé Magloire DUGAST doit sans doute se retour
 ner dans sa tombe,  suite à  la disparition brutale par des mains sacrilèges de la statue du grand
 Saint Michel !. Peut-être qu'un jour une autre Amélie LEGENDRE nous procurera cette belle sta
 tue de Saint Michel !.

                                                  Les Amis de la Chapelle Saint-Michel-du-Bois



 ♦  HAUT LIEU DE LA RESISTANCE


   Nous sommes en 1944 et c'est la guerre .....  Trois officiers de  l'équipe Jedburg Team George
 envoyés d'Angleterre se cachèrent, à partir du 9 Juillet 1944 et durant cinq jours, dans ce sanc
 tuaire envahi de lierre  et  de  ronces  :   le capitaine américain Paul CYR,  le capitaine Philippe
 RAGUENEAU  et le sous-lieutenant Christian LEJEUNE, radio.

    Du poste émetteur caché dans la chapelle partaient des messages pour diriger les bombarde-
 ments  et  les  opérations de guerre du secteur.  Notamment le 12 Juillet,  quand les chasseurs
 alliés entrèrent  en  action  et  bombardèrent  à  quatre reprises  deux convois allemands sur la 
 voie ferrée, de part et d'autre de la gare d'Ancenis.

    Les Allemands ont cherché ce poste émetteur.  Ils  se  sont  même arrêtés devant la chapelle
 mais n'ont pas jugé bon de fouiller ce tas de ruine.






















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